


Appels à projets
7ème édition du Fonds « La Francophonie avec Elles »
Cette 7e édition s’inscrit dans un contexte international marqué par des enjeux cruciaux en matière d’égalité femmes-hommes. Le Fonds poursuivra ses trois axes d’intervention :
- Favoriser la participation et l’inclusion économique et sociale des femmes - accès à l’emploi, à la terre et aux financements ;
- Améliorer l’accès aux formations professionnelles ;
- Soutenir le développement d’activités génératrices de revenus et faciliter l’accès aux opportunités économiques.
En 2026, le Fonds réaffirme son ambition fondatrice : transformer durablement la vie de milliers de femmes et, avec elles, l’avenir de nos sociétés.
Depuis son lancement en 2020, le Fonds « La Francophonie avec Elles » a confirmé, à travers ses résultats, la pertinence de son intervention. À ce jour, 354 projets ont été soutenus dans 36 pays de l’espace francophone, impactant directement près de 100 000 femmes et filles en situation de vulnérabilité.
Initialement conçu pour répondre à la crise sociale engendrée par la pandémie de Covid-19, le Fonds a été pérennisé en novembre 2023 par le Conseil permanent de la Francophonie. Il s’inscrit désormais dans une stratégie de long terme, recentrée sur le renforcement de l’autonomisation économique et sociale des femmes en situation de précarité, dans une perspective de développement durable.
À travers ce dispositif, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) poursuit ainsi son engagement en faveur de l’émancipation socio-économique des filles et des femmes, dans le but de réussir l’égalité des sexes, l’éradication de la pauvreté et la promotion d’une croissance inclusive.
II. Objectifs
Objectif général
Le Fonds vise à renforcer l’autonomisation économique et sociale des femmes en situation de vulnérabilité, en contribuant à une transformation structurelle favorable à leur émancipation, leur inclusion, et leur participation active à la vie économique et sociale.
Objectifs spécifiques
Chaque projet devra répondre à au moins deux des trois objectifs suivants :
-
Favoriser la participation et l’inclusion des femmes dans la vie économique et sociale ;
-
Faciliter l’accès des femmes à des formations professionnelles qualifiantes, adaptées aux réalités locales en vue d’une insertion professionnelle durable ;
-
Accompagner les femmes dans le développement d’activités génératrices de revenus et leur accès aux opportunités économiques durables.
Thématiques régionales
En outre, des thématiques prioritaires ont été définies par région afin de tenir compte des problématiques auxquelles sont confrontées les femmes et des contextes dans lesquels elles évoluent. Ces thématiques représentent des orientations majeures qui pourront être intégrées par les organisations lors de la rédaction de leur initiative et qui pourront, au besoin, être complétées par des enjeux complémentaires dès lors qu’ils répondent aux besoins avérés des femmes.
Afrique de l’Ouest : Renforcement de l’insertion professionnelle et de l’entrepreneuriat féminin dans les métiers porteurs et formalisation des activités génératrices de revenus
Afrique centrale : Améliorer durablement la productivité dans les filières agricoles, agroforestières, pastorales, halieutiques et la valorisation des produits, notamment les produits forestiers non ligneux
Afrique du Nord : Accès aux opportunités économiques des femmes dans le domaine de l’artisanat, l’agriculture, l’aquaculture et la pêche
Moyen Orient : Renforcement des compétences techniques, entrepreneuriales des femmes et des filles en situation de vulnérabilité grâce aux formations professionnalisantes, innovantes visant leurs emplois concrets et durables
Asie Pacifique : Accès aux formations professionnelles orientées vers l'insertion professionnelle et l'entreprenariat
Caraïbes : Renforcement de capacité entrepreneuriale des femmes et des filles dans les domaines de l’agriculture durable, de la sylviculture, de l’élevage et de la transformation des fruits et légumes
Europe occidentale : Insertion professionnelle des femmes dans les métiers de l’innovation et ceux porteurs d'avenir et valorisation des produits des terroirs et des savoir-faire locaux
Europe centrale et orientale : Accès aux formations professionnelles pour l'insertion durable dans l'emploi ou l'entreprenariat
Océan Indien : Renforcement de la sécurité et de la résilience alimentaires par le développement de l’agriculture durable, de l’économie verte et bleue, ainsi que la valorisation de l’artisanat et des services de proximité
Djibouti : Accès aux opportunités économiques dans les domaines de l’agriculture durable, l’économie bleue, l’artisanat, les services de proximité, l’économie circulaire et l’économie solaire
Une attention particulière sera accordée aux projets mis en œuvre dans les pays en situation de fragilité.
III. Public cible
Les projets soutenus doivent bénéficier à des femmes, prioritairement aux jeunes femmes âgées de 15-34 ans, exposées à des formes de vulnérabilités multiples. Cela inclut notamment :
- Les femmes en situation de pauvreté ;
- Les femmes âgées isolées ou dépendantes ;
- Les femmes migrantes, déplacées ou réfugiées ;
- Les filles-mères et les mères célibataires ;
- Les femmes vivant avec le VIH ;
- Les femmes en situation de handicap ;
- Les femmes issues de minorités sexuelles ou de genre ;
- Les femmes victimes de violences basées sur le genre ;
- Les femmes en situation d’extrême précarité ou vivant en milieu rural isolé.
Une attention particulière sera accordée aux femmes déplacées dans un contexte de conflit et de post-conflit.
V. Critères d’éligibilité
Pour être recevables, les candidatures doivent répondre de manière cumulative à l’ensemble des critères définis ci-dessous, qui s’appliquent à la fois à l’organisation candidate et au projet proposé.
A. Critères d’éligibilité relatifs à l’organisation candidate
L’organisation porteuse du projet doit satisfaire aux conditions suivantes :
-
Être une organisation de la société civile (OSC), à but non lucratif. Sont reconnues comme OSC éligibles :
o Les organisations non gouvernementales (ONG),
o Les fondations,
o Les associations à but humanitaire,
o Les groupements d’intérêt économique,
o Les coopératives.
Ne sont pas éligibles : les personnes physiques, les entreprises, les universités (publiques ou privées), les collectivités territoriales, ni les entités religieuses ou partisanes.
-
Être légalement enregistrée et reconnue par les autorités compétentes d’un des 53 États ou gouvernements membres de plein droit de l’OIF, et ce, depuis au moins deux ans à la date de lancement de l’appel à projets le 26 février 2026.
-
Fournir :
o Un rapport d’activités 2025, à défaut 2024, approuvé par l’Assemblée générale ou tout autre organe de gouvernance ;
o Un rapport financier 2025, à défaut 2024, approuvé par l’Assemblée générale ou tout autre organe de gouvernance ;
o Le procès-verbal de l’assemblée générale ;
o L’organigramme et ;
o La composition du Conseil d’Administration démontrant l’existence d’une gouvernance fonctionnelle, transparente et démocratique.
À ce titre, l’organisation doit pouvoir justifier :
o De réunions régulières (assemblées générales, conseil d’administration),
o De mécanismes de reddition de comptes,
o D’un fonctionnement conforme à son objet social,
o D’une traçabilité documentaire de ses actions et de ses ressources.
-
Justifier, sur la base du rapport financier annuel, de capacités budgétaires en cohérence avec le montant de la subvention demandée. À titre indicatif, pour une durée de projet de 36 mois, l’organisation peut solliciter une subvention équivalente à 1,5 fois son budget annuel, dans la limite de 100 000 euros.
-
La priorité sera donnée aux projets portés par des organisations de la société civile n’ayant jamais été lauréates du Fonds.
-
Pour les organisations déjà lauréates, le projet soumis devra démontrer son caractère nouveau, notamment en termes de bénéficiaires et/ou de zones d’intervention.
B. Critères d’éligibilité relatifs au projet proposé
Le projet soumis doit remplir toutes les conditions suivantes :
-
Être en cohérence avec l’objectif général du Fonds et contribuer à la réalisation d’au moins deux objectifs spécifiques définis au point II des présents termes de référence.
-
Bénéficier prioritairement et directement à des femmes et jeunes femmes en situation de vulnérabilité. Les hommes peuvent être concernés par certaines actions de sensibilisation, dans la mesure où leur participation contribue à faire progresser l’égalité femmes-hommes. L’implication de l’entourage masculin est permise si les bénéficiaires femmes en expriment le besoin et y consentent.
-
Intégrer les enjeux d’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les étapes du projet : identification des besoins, conception, mise en œuvre, évaluation et capitalisation.
-
Être mis en œuvre sur le territoire d’un ou plusieurs États ou gouvernements membres de plein droit de l’OIF.
-
Ne pas avoir débuté. Le projet ne pourra démarrer qu’à compter de la signature du protocole de subvention avec l’OIF ;
-
Ne pas être la poursuite d’un projet ;
-
Exclure le micro-crédit, dotation ou fonds remboursables à taux zéro et à intérêt ;
-
Ne poursuivre aucun objectif de prosélytisme religieux, de propagande politique ou idéologique.
-
Avoir une durée comprise entre 24 et 36 mois, incluant obligatoirement : une phase de mise en œuvre opérationnelle d’au moins 12 mois jusqu’à 18 mois maximum et une phase de suivi et d’accompagnement post-activités d’au moins 12 mois jusqu’à 18 mois maximum.
-
Montant et structure du financement :
o Le montant sollicité doit être exprimé en euros, compris entre 15 000 et 100 000 euros ;
o La subvention demandée à l’OIF ne peut excéder 80 % du coût total du projet ;
o Les 20 % restants doivent être couverts par l’organisation porteuse ou ses partenaires (contributions en nature, cofinancements, valorisation de ressources, etc.).
-
Chaque organisation ne peut présenter qu’un maximum de deux projets au titre de cet appel.



















